jeudi 9 octobre 2008

quatre saisons, libération

Pluie glacée puis soleil.
A la radio, le prisonnier innocent libéré a dit son bonheur : retrouver le gout des framboises et toucher la rosée...
Alors comment désespérer ?
Le vent, les feuilles mortes claquent à la porte, puis l'araignée dorée ciselant sa toile entre fenêtre et buisson.
Ici les araignées volent et sous la douche les arbres s'ébrouent en riant.
Le prisonnier, innocent et libéré se délecte de framboises.
Sa libération me libère.
J'ai quatre saisons rondes dans ma vie.
La vie!

dimanche 5 octobre 2008

échouage

Ce dimanche, la maison-navire échouée dans la pelouse. Les oreilles gorgées d'eau, il faudrait savoir enfin écrire le nouveau chapitre. Si je survis à la nuit, je m'en remets aux korrigans, à ce chaton qui est venu se jeter dans mes mains îvre et ronronnant comme si nous nous connaissions. A ce Monde au loin qui chavire. A ces livres fermés comme autant de galets semés dans la mémoire.
La bibliothèque est elle ossuaire ou promesse ?
Existe-t-il ce livre à écrire ?
Ce dimanche, la maison-navire avait l'hélice ensablée dans mon coeur.
J'ai fait du feu.
Je n'ai pas cessé de penser à toi.