samedi 6 septembre 2008

Averse

En fille sauvage la pluie tape à la lucarne. La maison dresse sa proue et joue les navires en mer. Sous les trombes le jardin plonge. Je n'ose pas chanter quand il pleut si fort. La symphonie de l'averse me chavire. Les souvenirs d'enfance alors surgissent sur la table. Ecume douce d'un monde sauvé des autrefois. Indocile pluie, amie.

mercredi 3 septembre 2008

Descente vers Saint Corentin

Après dix-sept heures, le soleil. Les arbres rieurs. Des flots de jeunes gens se déversent depuis le Likès par les rues environnantes. La pente mène volontiers vers le ventre rond et salé de la ville. Tous ceux qui passent suivent alors dans un mouvement jubilatoire. La cathédrale babille sous la lumière, une vraie jeune fille.
Les garçons s'emparent des tables au café. Les vieux se mêlent aux jeunes. Tout frissonne aux ondes douces d'un soleil tranquille... On parle, on rit, on boit. On mène son amicale barque jusqu'à la promesse du repas.
A la maison, on rentre, le coeur empli de lumière et d'amitié.